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Données d’entrées

Réaliser une étude de simulation dynamique nécessite obligatoirement :

  • des données sur le réseau,
  • la demande de trafic.

Souvent, l’étude du fonctionnement actuel de la zone à simuler est également requis pour le bon calage du modèle.

Les entrées nécessaires

  • les données de réseau

Il s’agit des données permettant de coder l’ensemble du réseau de la zone d’étude :
- tracé des voiries,
- nombre de voies,
- vitesses réglementaires et pratiquées,
- positionnement et réglage des carrefours à feux,
- fréquence et tracé des lignes de transports en commun,
- règles de priorité aux carrefours,
- interdictions catégorielles de circulation,
- etc.

On peut généralement se baser sur une photo aérienne pour la situation actuelle, complétée de visites terrain.

Pour les aménagements futurs, il est nécessaire de disposer du tracé précis des aménagements projetés et, des réglages et hypothèses des différents éléments constitutifs du réseau.

A noter qu’une visualisation en trois dimensions des résultats peut nécessiter des éléments supplémentaires : relevés topographiques, tracé 3D des aménagements notamment.

  • les données de demande

Les données de demande sont les données les plus difficiles à déterminer. Elles jouent un rôle déterminant dans les résultats de l’étude. Pour reproduire la dynamique du fonctionnement, il est nécessaire de disposer de données dynamiques (par exemple au quart d’heure) et distinguant les différents usagers de la zone d’étude : véhicules légers, poids lourds, bus, tramway, piétons voire cyclistes. Pour les zones d’études importantes, il est nécessaire de disposer de couples origine-destination et d’itinéraires empruntés.

Ces éléments peuvent généralement être obtenus par comptages pour la situation actuelle. Pour les autres scénarios, il faut déterminer ces mêmes éléments en se souvenant que la capacité de l’aménagement modifiera la demande sur la zone d’étude. Il faut alors utiliser des outils spécifiques pour déterminer cette demande comme des modèles d’affectation du trafic sur une zone plus vaste que la zone d’étude. Pour les scénarios à échéance plus lointaines, il est nécessaire d’effectuer des études de trafic spécifiques pour déterminer les demandes à utiliser.

  • les données de fonctionnement

Dans le cas d’un calage sur la situation actuelle, il faut disposer d’informations sur le fonctionnement réel de la zone d’étude. Il peut s’agir de simples éléments qualitatifs de fonctionnement obtenu auprès des gestionnaires de la zone d’étude ou au cours d’une visite terrain. Une quantification de la zone d’étude peut cependant faciliter et fiabiliser le travail de calage. Plusieurs indicateurs peuvent alors être recueillis : vitesses pratiquées, temps de parcours observés, débits mesurés, etc.

Certaines questions spécifiques peuvent amener à rechercher d’autres données : répartition par file, temps d’arrêts des transports en commun, respect d’un régime de priorité, etc. D’une manière générale, la fiabilité d’un indicateur dans les résultats dépend de la qualité de reconstitution de cet indicateur dans la situation actuelle.

Le recueil de données

Le recueil de données a pour objectif de déterminer les données de demande et les conditions de fonctionnement de la zone d’étude en situation actuelle.

Une méthode particulièrement adaptée à la simulation dynamique est l’enquête origine destination sur un cordon par relevé de plaques minéralogiques. Cette méthode pertinente pour un réseau pas trop étendu permet en outre d’obtenir des temps de parcours dynamiques sur les différents couples origine destination du cordon.

La pose de compteurs automatiques sur des points stratégiques du réseau permet d’obtenir des vitesses et des débits en distinguant les différents types d’usagers. D’autres recueils spécifiques peuvent être organisés pour obtenir des données particulières.