Contenu

Comportement de poursuite

Lorsqu’un véhicule n’est pas précédé par un autre véhicule, il circule librement. Pour modéliser sa trajectoire, il suffit donc de connaître sa vitesse désirée, aussi appelée la vitesse libre.

Lorsqu’un véhicule est précédé d’un véhicule plus lent, il est contraint. Ce véhicule adapte alors son comportement de conduite : c’est le comportement de poursuite. De nombreux modèles de poursuite ont été proposés jusqu’à présent. Ils peuvent être classés en trois familles.

Les modèles de stimulus-réponse

Ils prennent en compte des paramètres de perception et de temps de réaction du conducteur. On retrouve dans cette catégorie le modèle Gazis-Herman-Rothery (GHR) ou encore le modèle de Chandler. Pour ces modèles, le calcul de la vitesse ou de l’accélération du véhicule est une fonction de la vitesse courante du véhicule, de la vitesse relative ou encore de l’inter-distance avec le véhicule qui précède.

Les modèles de contrôle et de sécurité

Dans ce cas, le comportement de poursuite est dicté par des règles de contrôle et de sécurité. On retrouve dans cette catégorie le modèle de Gipps (voir la page Wikipedia sur ce modèle) ou encore le modèle de Kometani-Sasaki. Pour ces modèles, la distance inter-véhiculaire est calculée de manière à respecter une distance de sécurité minimale avec le véhicule qui précède. C’est le modèle implémenté dans Aimsun.

Les modèles à loi macroscopique

Selon ce modèle, le comportement de poursuite doit avant tout être en accord avec les caractéristiques de l’écoulement (macroscopique) du trafic : loi de conservation des véhicules, diagramme fondamental, etc. On retrouve dans cette catégorie le modèle de Newell (voir la page Wikipedia sur ce modèle). C’est le modèle implémenté dans la plateforme de simulation SymuVia.